Ironman Nice!

C.R. de Nice! Le voici, le voilà!:)

 

 

 

J’avais fait de cette course et ceci depuis le début de l’année, la course qu’il ne fallait pas rater. Les distances ne me feront en effet aucun cadeaux: la natation très longue, le parcours vélo ardu avec 1900m D+ et un marathon sur la promenade des Anglais sous une chaleur insoutenable : L’Ironman de Nice dans toute sa splandeure.
 
 
 
Ma chûte en VTT deux semaines et demie avant et des douleurs presistantes aux genoux ont entamé la confiance que j’avais après le triathlon de Troyes.
Chargement de la voiture jeudi matin avec la nécessité de ne rien oublier… et départ le jeudi soir d’Orsay direction Nice. Avec Marie-Anne qui m’accompagne et va me soutenir, nous nous arrêtons un peu avant Lyon pour piquer un somme.
 
 
Arrivée le lendemain matin, nous avons trouvé un camping sur les hauteurs de la ville. A Eze plus précisemment. Le panorama y est « wonderfull! »
Le vendredi soir, la Pasta Party avec tous les athlètes et présentations de ce qui nous attend le dimanche:)
Samedi matin, je vais à l’entrainement natation sur la plage du centenaire. Nous avons la confirmation que la combinaision sera de mise puisque l’eau est à 22,5°C.
Le samedi soir, nous faisons le check-in du vélo avec toutes les vérifications nécessaires.
6h30 – Départ de la natation. Je me suis placé dans le couloir des 1H12.
 
Natation: C’est chaud, super chaud! J’en prends de tous les côtés. Ben oui 2700 triathlètes qu’on lâche comme ça dans la Méditerranée. Forcément…
La première boucle de 2400m se passe tant bien que mal. Remettant mes lunettes par moment et voulant quand même gardé ma place car même si les distances sont longues, il faut garder la niaque:)
Deuxième boucle de 1400m où là les écarts commencent à être conséquents. Je m’applique et essaye de m’économiser. Je suis en aisance cardiaque.  Ma combinaison Aquasphère est vraiment bien, et je ne ressens aucune fatique au niveau des épaules. A 200 mètres de la transition, j’active d’avantage les jambes pour partir comme il faut à vélo.
Je fais le tout en 1H15. Un peu trop longue cette natation, mais bon ce n’est que le début.:) et je me suis économisé.
T2 bien où on ne se prépare pas à notre emplacement, mais sous une tente où les sacs « Bike » nous sont donnés.
Après avoir mis mon casque direction le parc à vélo. J’enfourche ma monture et taillot!
 
Vélo: Début du vélo avec 20km de plat. Tout se passe nickel et je remonte des concurrents. Ce n’est qu’après que les difficultés commencent. Première côte: La Condamine. Courte mais bien « hard » avec un 10% sur 500m.
La côte des Gattières derrière est un faux plat montant sur 4,2km que je passe avec aisance. Me voilà ensuite au km 50, et de l’avis de beaucoup avant la course, la portion de la course la plus exigeante. 21KM à 4,2% avec comme point culminant le col de l’Ecre (point culminant du parcours à 1120m d’altitude).
Cette partie du parcours est sans conteste la plus dure.
Pas d’habitations, une chaleur pesante et des concurrents que l’on voit craquer.Mais quand viendra mon tour?:)
Du 70ème au 130ème, ce sera une succesion de montées/descentes bien usantes. C’est d’ailleurs ce qui me fera lever le pieds vers le 120 ème et ce jusqu’à la fin. Je ne me sens pas bien et n’arive plus à m’alimenter. Je me force à boire de l’eau. Dans la dernière partie roulante du parcours je me ferai doubler par pas mal de concurrents préférant lever le pieds car pas très sereint. Je termine le parcours en 6h06.
T2 se passe bien.Je laisse les chaussures sur les pédales et donne mon vélo à un bénévole. Enfilage des chaussettes, chaussures, crême solaire, et visière et go pour le marathon.
 Course à pieds: La course à pieds se déroule en 4 tours sur la promenade des Anglais (chaleur et humidité au rendez-vous…).
Premier tour au je me mets en jambe. Les jambes sont durs, mais rien de bien méchant. A la fin du 1er tour, Zamora passe à côté de moi pour s’envoler vers la victoire. A ce moment je suis bien. Un bonne foulée qui ne va pas durer… Marie-Anne est là pour m’encourager à chaque tour ce qui me fait un bien fou. J’essaye de positiver au maximum. Ticule (Triathlète Utbohémien ) est également présent et va m’encourager.
Plus ça va et plus je ralenti. Je m’interdirai de marcher, préférant diminuer ma foulée.
Je marche uniquement lors des ravitos qui sont bien fournis.
Je me rend compte nénanmoins que je n’arrive plus à boire ni manger du sucré. Ce sera donc du salé. Jusqu’à la fin et à chaque ravitaillement je mange donc un TUC:) Lors des 5 derniers kilomètres, je commence à réaliser que la course est dans la boîte:) J’accélère et double des concurrents marchants ou même arrêtés.
J’y vais à fond et arrive dans l’air d’arrivée avec le speaker qui crie mon nom.
Je suis Finisher en 11h49. 817 ème sur 2734 partants.
 
Pas ému plus que ça car je ne réalise pas vraiment.
Je suis épuisé et m’allonge par terre. Une personne vient me voir me demandant si tout va bien. Je lui dit que c’est Ok alors que je suis absent.
Je resterai un bon quart d’heure allongé sur l’herbe avant d’aller manger quelque chose. Marie-Anne me rejoint et semble émue.
 A sa voix, je comprends que cette course avait également une grande importance pour elle. Que certaines semaines avec 20h d’entrainement où elle nous n’étions pas l’un avec l’autre prennent tout leur sens. Je mange un peu de tout car j’ai vraiment faim. Marie-Anne et moi allons profiter des derniers moments de la course au bar officiel de la course avec une pinte de Carlsberg:)=> On se refait pas:)
 Nous retournons ensuite à l’air d’arrivée pour accueillir le dernier finisher accueilli par Zamora avant la barrière horaire de 16h de course.
Il y a une ambiance de folie: Musique, pompomgirl, speakers, Dj et énorme feu d’artifice!
 Voilà c’est la fin. Ce fut un moment magique du début à la fin.
L’Ironman illustre magnifiquement le sport « spectacle » et je dois dire que j’y adhère. Au delà des performances sportives, cette épreuve par sa difficulté en a fait craqué plus d’un. Il nous ramène s’il en est besoin à d’avantage d’humilité. Je remercie toutes les personnes qui m’ont permis de réaliser ce triathlon hors du commun.
   Un autre Ironman? Certainement, mais sans doute dans deux ou trois ans car je souhaite m’améliorer distinctement dans les 3 sports et faire biensûr un meilleur résultat:). Je pense pouvoir faire bien mieux à condition de m’en donner la peine.
Comptez sur moi prochainement car je récupère pas si mal:)

 

 

A plus,

 

 

Antoine
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1 comment

  1. Serge Archimbaud juillet 5, 2010 11:16  

    Salut Antoine !

    Encore bravo pour ton énorme perf à Nice ! Te voilà un véritable Ironman ! Fallait le faire ;-)

    Je sors à peine du Triathlon Longue Distance De Dijon et je suis capable d’imaginer le calvaire que doit représenter une épreuve deux fois plus longue… C’est autre chose que Cepoy, n’est-ce pas ? ;-)

    Va falloir que tu me donnes des conseils ;-) RV à l’entraînement !

    Sergio

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