Tout a commencé en Mai/Juin 2011… Serge lance l’idée, une idée qu’il avait en tête depuis un p’tit moment

Un truc de dingue: Faire un IronMan, oui mais pas tout seul. Si on y va, c’est à plusieurs! Sa bonne humeur et sa détermination en ont motivés plus d’un et le 18 juillet 2011, nous sommes pas moins de 12 Palaisiens à relever le défi: Ce sera l’IronMan de Roth en Allemagne. L’aventure est lancée, mais ce n’est qu’à partir de Février de cette année que l’entraînement reprend dans les 3 sports avec les aléas professionnels et pas mal de déplacements où mes baskets m’ont suivies dans l’avion.
Quelques courses de préparations ont rythmées cette saison avec des hauts et des bas en termes de résultats. Le week-end à Buthiers a été génial, et la fin de préparation avec le triathlon de Troyes s’est déroulé impécablement. J’aurai aimé rouler d’avantage, mais les conditions météos n’ont pas été super. J’ai d’ailleurs fais quelques séances sous la pluie dont un « big day » mémorable où nous avons finalement stoppé notre effort à Galardon.
Le 6 Juillet, je récupère le camping car et départ pour l’Allemagne avec Alex, Aurélie et Marie-Anne. Nous aurons de la pluie partaiquement tout l’aller… Arrivé sur place le 7 Juillet, les 3 autres camping cars sont déjà là, nous allons retirer nos dossards avec Alex. J’ai le dossard 1194 – On est maintenant dans le vif du sujet! Le lendemain, la journée est consacrée au repos, au vérification du matos, shopping dans l’espace Challenge Roth, Pasta Party.
Le Grand jour est là: Réveil à 4h30. Petit déjeuner normal (thé, gateau au sésame, pain de mie tartiné à la confiture et kiwi). Nous descendons au départ natation à 5h30. Sophie est dans sa course. Je vérifie mon vélo, recharge les bidons d’eau, dispose mes affaires sur mon vélo.
Le départ se fait par vague pour plus de fluidité; Je pars donc à 7h05. Thierry est dans cette vague également. Natation en une boucle. J’essaye d’être fluide et de ne surtout pas forcer: La journée va être longue. Je sors en 1h09 de l’eau, et effectue une transition en m’assurant de ne rien oublier. Je vois Thierry lorsque j’arrive à mon emplacement. Et me dis à cette instant que c’est la dernière fois que je le vois avant la ligne d’arrivée.
Départ pour 180 kilomètres de vélo annoncés « roulant ». Et un p’tit coucou de ma chérie : ) J’ai eu chaud au début du vélo car je perd mon bidon énergétique et roule dessus… Je roule pas mal, mais je ne suis pas dans un « grand jour ». Le passage dans la montée du Solar est magique.
Il n’y a la place que pour une file de vélo. Les « hop hop hop » et autres bruits de crécelles rythmes l’ascension. Le parcours est certes roulant, mais quelques bonnes bosses viennent rythmer notre périple avec du vent (ça n’arrange pas mes affaires). Des douleurs aux cervicales commencent à se faire sentir à partir du 100ème et je dois lever le pieds. Fin du parcours vélo bouclé en 5h33 et la seconde transition se passe bien plus vite que la précédente.
Je pars sur le marathon, ma foulée, n’est pas superbe, mais au fil des kilomètres ça revient. Au début du parcours, j’aperçois Marie-Anne et Aurélie qui nous encouragent. C’est bon! Passage en sous-bois très agréable et je cours pendant 3/4 kilomètres dans un petit de groupe. Grosse erreure car nous courons trop vite (4’40″ au kilo…) Au 8ème, je vois Thierry arrêté qui a pris la décision d’arrêter car blessé au mollet. Je suis très déçu pour lui….Je croise Sophie, Stéphane, Alex (qui fait peur…), Philippe, Christophe, Fred et on s’encourage comme on peut… Jusqu’au 18ème tout se passe correctement, mais je manque de force pour maintenir le 5′/5’10″ au kilo. Je suis en train de payer mon début de parcours à pieds trop rapide

Les ravitos sont très bien fournis, mais le parcours au bord du canal est bien monotone. En fin de parcours nous revenons vers Roth et au 38ème, des crampes assez violentes arrivent dans ma cuisse droite… Je marche, puis reprend doucement pour terminer le marathon dans une ambiance de fou en 3h47!
Je termine la course en 10H39. Donc très content de ma progression par rapport à mon premier format IronMan. Des points techniques sont à améliorer (position sur le vélo, foulée en pré-fatigue, repères natatoires), stratégie de départ à laquelle il ne faut pas déroger dans la mesure du possible, gagner en force pour ce type de parcours à « gros braquets » Et comparativement à Nice, Roth c’est le largement le niveau supérieur! Les allemands savent organiser…